AINSI PASSE LE TEMPS
AINSI PASSE LE TEMPS
Le ciel s’ouvre dans le silence de la nuit
Les roses se referment
L’été s’entête
Décembre n’est pas à la fête
Le neuf est plein
Comme un œuf
Bruit dense
Arrivée certaine
Quelques heures à peine
Secondes évanouies
Minutes oubliées
Années assassinées
Le temps est un musée
Où s’endorment les jours
Le temps est un temple
Où s’engouffrent les nuits
Le mystère rôde
Il embrase le firmament
Onde pourpre
Il berce la terre
Ombre grise de la nuit
Les silhouettes chavirent sur les trottoirs
Elles dansent sur le vers glas
Elles pensent au malheur
D’être nées à cette heure
Où chacun bascule
Dans sa nouvelle nuit
Reflet pâle d’un jour pâle
Ainsi passe le temps