CELLULES
CELLULES
Mon corps écorché a été mis au monde il y a longtemps déjà
Il lui manque quelques cellules
Disséminées dans l’univers
Elles tremblent en s’égoutant à la surface de l’infini
Flic floc
Floc flic
Faux flic
Par hasard
Au lieu-dit le Bizard
Quelques cellules errent dans le grand élan de l’éternité
Quelle différence entre la vie et l’éternité
Quand la mort joue à l’Arlésienne ?
Tous les chemins mènent à elle
Quand elle se mêle de ta vie
Et te lessive de tous les mots
Elle te déshabille de toutes tes larmes
Et tu lui rends toutes tes armes
Quelques cellules en moins
Et la route se fait plus courte
Les détours sont en sens interdit
Les carrefours se calfeutrent
Et le bitume fond à la chaleur d’un soleil éteint
Nulle part
Terre amère
Nul havre
Mer altière