IMAGES (extrait)

IMAGE I

 

 

 

Image d’un ciel renversé sur ton ventre

Besoin de mots pour dessiner l’ombre de ton silence

Lambeaux de phrase

Chapelet de rires en perles d’eau

Image des anciens jours où tout n’était que rien

La présence du sens éveille mon corps

Écarte mes cheveux aux  quatre coins du ciel

Le sens agonise dans le lit du fleuve Amour

Image du lieu où tu n’es pas

Image du lieu où je meurs

 

Mutilé par la violence des hommes

Le monde perd sa voix

Par intermittence il résout l’image du sens

Et saute dans la blancheur du silence

Le  monde perd son image

Et laisse résonner le silence

Le silence... blanc... noir...

Toi.... moi.... nulle part...

Est-ce cela l’amour ?

Peut-être.
Impossible peut-être

 

 

 

J’ai déchiré les mots pour voir ce qu’il y avait dedans

Il y avait du noir

Du rouge

Et du vert

Et le bleu de la mer

 


IMAGE II

 

Comme un enfant sans nom

Je veux la mémoire de toi

Comme un soleil couché à tes pieds

Je veux l’empreinte de ta main

L’empreinte de ta bouche

De tes yeux

Pour me souvenir

Encore

Et encore

L’amour recommencé

 

Les baisers sont des astres de mémoire oubliée

Où naissent les songes

Il pleut des soleils glacés

Dans le semi jour de février

Les âmes des ancêtres

Se réchauffent dans les avant nuits de mars

 

Et je te regarde vivre

De secondes en secondes

De larmes en rires

Jusqu’au creux du petit jour

Je te respire et tu m’attends

 

Seul à seule

Nous bâtissons une fraction de terre

Un quart de ciel

Et cent mille galaxies

 

Tu m’as couchée dans ton étoile

Et je me suis endormie

Au creux de tes baisers

Tu me respires et je t’attends

é

Ils ont empli mes veines de leur clarté

Et j’ai joui de leurs cris

Image d’un son

Image du son de ta voix

Le fond du mot

Est contenu dans la liqueur de ton regard

 

Le bruit de la clé dans la porte

La porte qui se ferme

Frisson

Silence

Attente

Coquine

Câline

En pensée je m’ouvre à toi

J’aime jusqu’à ton silence

Je t’entends jusqu’à la déraison

Déraison de nous

Déraison du monde

Il n’importe

 

Le sang glacé de l’hiver

Irrigue les soleils de l’amour

Impossible Afrique

Attente d’un retour

Appel d’un secours

 

Tu veux de moi

Je veux  de toi

Comme les enfants du Désert

Qui n’ont connu que la soif des Déserts



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